Connectez-vous dès à présent pour accéder à toute les fonctionnalités du site.

Des entreprises liégeoises au sein du projet nucléaire ITER

Par JAMART Christian, mardi 17 février 2009 05:07
  Le Gouvernement wallon de ce jeudi 12 février a marqué son accord sur la contribution financière de la Région à la recherche internationale sur la fusion nucléaire ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor). Pour mémoire, l'objectif du projet ITER est de démontrer la faisabilité de la fusion, en tant que source d'énergie sûre et durable pour les années, voire les siècles à venir. La recherche sur la fusion vise à développer un prototype de « centrale de fusion » qui soit respectueux de l'environnement et viable d'un point de vue économique.

 Afin de pouvoir construire le réacteur expérimental sur la fusion nucléaire ITER dans l'Union Européenne (le site de Cadarache dans Sud de la France a été retenu), l'Union s'est engagée à participer à un ensemble d'activités complémentaires de recherche en fusion, qui seront mises sur pied au Japon. Les pays européens qui ont marqué leur  volonté de participer à ce projet sont l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, l'Italie, la Suisse. La contribution minimale pour les pays participants est de 10.000.000 €. La Belgique se propose de contribuer à hauteur de 11.050.000 € repartis comme suit : 7.000.000 € de l'Etat fédéral, 2.850.000 de la Région wallonne et 1.200.000 € des entreprises.

Du matériel de pointe sera commandé aux entreprises wallonnes IBA et ALM/AMOS sur base d'un cahier des charges.  Ces fournitures consistent en :

  • IBA : l'étude et la fourniture des pièces de l'alimentation de puissance RF (radiofréquence) de l'accélérateur de particules pour l'installation d'essais de matériaux dans des conditions de réacteur de fusion (appelée IFMIF);
  • ALM/AMOS : fourniture des cryostats pour l'installation d'essai des câbles des aimants supraconducteurs pour la transformation du TOKAMAC japonais JT60, qui sera exploité comme tokamac satellite en support aux régimes d'exploitation d'ITER.

Le financement de ces fournitures sera pour moitié à charge du budget fédéral et pour moitié à charge du budget régional. La contribution wallonne à ce projet s'élève à 2.850.000 € sur la période 2009 à 2015. La Ministre régionale wallonne en charge de la recherche contribuera pour les deux tiers, et le Ministre en charge de l'énergie contribuera pour un tiers, sur leurs budgets respectifs.

En soutenant des entreprises wallonnes dans cette 1ère phase de recherche, le Gouvernement wallon souhaite les aider à acquérir une longueur d'avance, ce qui leur permettra de se positionner durablement dans les développements futurs liés à la fusion nucléaire.

La photo : de g à d. : les nouveaux et anciens patrons d'Amos, Claude Jamar et Bill Collin - © Michel Krakowski