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Philippe Heeren (P-Tronic) - Jacques Crélot (Chauveheid)

Exporter ou mourir ?

Publié dans Pour ou contre le mardi 15 décembre 2009 10:16
  • Augmenter ses ventes en dépassant la saturation du marché local
  • Exporter permet de consolider l'image de marque et le prestige de l'entreprise
  • Tenir compte du secteur et des opportunités de son marché

POUR: Philippe Heeren (P-Tronic)

Photographe: Michel Krakowski

P-Tronic fabrique et commercialise des boitiers additionnels pour véhicules diesel et bateaux. En travaillant avec le monde entier, ils sont devenus les lea-ders de ce marché sur la planète.
"Nous sommes présents dans plus de 60 pays. Pour nous, dépasser les li-mites de notre marché national a per-mis d'augmenter les ventes. Ce qui a diminué les coûts de production en jouant sur le volume fabriqué. Travailler avec des pays émergents permet d'augmenter la durée de vie de notre gamme parce que ces pays récupèrent nos voitures d'occasion", observe Phi-lippe Heeren, fondateur de P-Tronic.
Le site internet a permis de multiplier les contacts en offrant une meilleure santé à notre entreprise. Le client paye avant d'être livré, le rêve de tout entre-preneur. "Notre site génère près de 90 % du CA. Mais pour que ça marche, il faut être rapide, structuré et faire vivre le site pour que le client en parle autour de lui. Avec la mondialisation, dans les secteurs technologiques, c'est exporter ou mourir. Avec 60 pays en portefeuille, c'est notre prestige qui en sort grandi", conclut le directeur.


CONTRE: Jacques Crélot (Chauveheid)

Photographe: Michel Krakowski

Ce n'est pas une dynamique de l'im-primerie Chauveheid, à Stavelot, de nouer des liens à l'étranger, sauf au Luxembourg, où elle est implantée.
"Dans notre activité, un petit pourcen-tage du chiffre d'affaires est réalisé en France ou en Allemagne, mais ce n'est pas nous qui initions ces contrats. Ce sont simplement des demandes de clients de nos partenaires", admet Jacques Crélot, directeur opérationnel de l'imprimerie. "Notre entreprise se positionne comme étant un "généra-liste" de l'imprimerie, sans occuper de niche particulière. Si nous n'avons pas d'ambitions internationales, c'est, aussi, parce qu'il faudrait travailler dans d'autres langues, un défi difficile à rele-ver à cause de notre taille critique, trop petite". Ces facteurs combinés font qu'il est particulièrement difficile d'être com-pétitifs sur les marchés internationaux. "Ces lacunes expliquent peut-être les difficultés que nous connaissons en ce moment. Nous pensons à nous ancrer plus localement en travaillant sur de petites quantités avec la qualité irré-prochable qui est notre image de marque, à des prix concurrentiels".


L'INVITE DU MOIS

Photographe: Michel Krakowski
L'exportation constitue un important vecteur de développement, tant pour les acteurs privés que publics. Ainsi, pourquoi n'exporterions-nous pas à l'étranger notre concept de rue d'entreprises ? L'ouverture aux pratiques des autres et les exportations de savoirs sont très favorables au benchmarking. Cela dit, même quand on ne compte pas exporter, il est toujours intéressant d'aller voir ce qui se passe ailleurs tant pour créer qu'adapter ses produits. S'ouvrir aux autres est toujours bénéfique. - C.L.

 

Alain Demaret