Connectez-vous dès à présent pour accéder à toute les fonctionnalités du site.

Compta

Aider le comptable à éviter les bugs et à encoder : c’est Sage !

Publié dans A savoir le jeudi 3 décembre 2009 16:16
Photographe: Christian Jamart
Photo : Philippe Tailleur, CEO de Sage Belgique 

 

A ce jour, les logiciels issus des interfaces classiques proposaient des outils utiles, mais dont le fonctionnement actuel, bien que déjà élaboré, générait la dispersion des fonctions. Sage vient de mettre au point un logiciel pour TPE révolutionnaire en permettant l'inverse : soit une concentration des fonctions, ce qui augmente considérablement l'efficacité des programmes tout en permettant un gain de temps à l'encodage estimé à 50% !


Du recopiage à la pro-activité informatisée

 

Il faut retourner à 1984 pour voir l'avènement du MS Dos et avec lui, les premiers programmes conçus généralement pour une société. « Lorsqu'on pense qu'auparavant, les comptables écrivaient deux à trois lignes, devait les recopier plusieurs fois pour chacun des tiers, devaient en fin de mois effectuer les totaux pour enfin éditer ce qu'on appelle « la balance », et bien maintenant, c'est simple : on ne l'écrit plus qu'une fois, » formula d'entrée de jeu Philippe Tailleur.

« Aujourd'hui, il ne faudrait pourtant pas s'imaginer qu'on utilise tous les logiciels à 100%, ajoute le patron de Sage Liège. On n'exploite que 15 ou 20% des fonctions qu'ils proposent et ça marche quand même, mais d'autre part, cela signifie qu'il reste quelque 80% de fonctions existantes qui restent inconnues... » Par ailleurs : « Tenez, beaucoup d'architectes continuent de dessiner à la main et seulement 4% des consultations sont encodées par les médecins. En France, la CNAM (ndrl : Caisse nationale d'Assurance maladie) les a même payés pour réaliser cet encodage, mais ils ont refusé, invoquant qu'il s'agissait là du programme de la 13e heure, alors qu'ils en faisaient pour la plupart déjà 12 par jour ! » De quoi faire réfléchir sur l'opportunité de gagner du temps en créant un outil proactif...


Deux ans d’études

 

« Cela fait aujourd'hui deux ans que nous nous sommes penchés sur nos logiciels. Tout a commencé avec un étudiant qui a fait son mémoire chez Sage. Avec le soutien des Ministres Reynders et Simonet - je le souligne d'autant plus à l'aise qu'ils ne sont pas de la même tendance - nous avons aujourd'hui réussi à formaliser une nouvelle rupture technologique avec l'apparition de logiciels générant de l'aide à la réflexion comme à l'encodage, » explique l'intarissable Philippe Tailleur, patron de l'unité liégeoise. Et c'est sous l'impulsion d'une équipe d'informaticiens liégeois qu'est née une nouvelle philosophie : « l'Interface Proactive » !


Ça veut dire quoi ?

 

Tout simplement - si l'on peut dire - que ce nouveau programme va s'appuyer sur « un bon gros livre de 500 pages » qualifié « d'extrêmement simple » et intitulé « Précis de Comptabilisation ». Cet ouvrage contient les règles du métier. Or, ces règles ont été intégrées au programme et c'est à partir de celles-ci que Bob 30 est devenu à même d'agir de manière proactive et de proposer à l'utilisateur d'aller dans telle ou telle direction et... d'effectuer les opérations instantanément pourvu que ce dernier lui en donne l'autorisation.

De la même manière, le programme se révèle capable de réguler la cohérence des données, proposant de normaliser certaines imputations s'il ne les juge pas tout à fait conformes aux attentes. Il analysera également la pertinence de ces mêmes données, constatera, par exemple, l'une ou l'autre créance à transférer vers un actif et proposera à l'utilisateur un transfert d'écriture automatique. « L'audit comptable rassemble à ce jour 25 tests automatiques, » stipule Philippe Tailleur.


Comptes litigieux et transferts

 

Le programme « proactif » Bob 30 va très loin. Il propose même les traitements des charges et produits constatés d'avance à partir d'une date au choix sur une période donnée. « Tous les mois, les calculs devaient être répétés. Aujourd'hui, c'est terminé, » annonce Philippe Tailleur. Rien que cette opération pouvait prendre 2 à 3h.


Quant aux dossiers de recouvrement…

 

Ils peuvent être produits dans leur intégralité avec copies des factures, récapitulatifs des rappels, puis être envoyés sous forme de fichiers via le programme en direct à l'avocat.

Par ailleurs, les programmes BOBs sont dotés d'une « business intelligence. » Cela signifie, en d'autres termes, que des projections sont possibles...

Le postulat qui généra le produit : « retenir toutes les règles du métier et agir pro-activement... » Une belle avancée qui devrait encore être implémentée dans un futur proche.


 

Christian Jamart